Risques Médicaux

Complications associées à l'atrophie vaginale

La vaginose bactérienne n'est généralement pas dangereuse, mais si elle n'est pas traitée, elle peut augmenter le risque d'autres problèmes médicaux.

Les femmes qui ont cette condition ont une probabilité plus élevée de :

  1. Problèmes urinaires. Des études ont associé l'atrophie vaginale à une altération du système urinaire entraînant des troubles urinaires. Vous pouvez éprouver une urgence de miction, une fréquence accrue de la miction ou une sensation de brûlure en urinant si vous avez une atrophie vaginale.
  2. Infections vaginales. L 'atrophie vaginale peut entraîner une altération de l'équilibre acide du vagin, ce qui augmente la probabilité que ces femmes présentent une infection vaginale.
  3. Problèmes sexuels. Malheureusement, l'atrophie vaginale enlève l'une des activités les plus gratifiantes physiquement, émotionnellement et spirituellement: votre vie sexuelle. En fait, environ 50% à 60% des femmes ménopausées présentent des symptômes d'atrophie vaginale qui ont un impact négatif sur la fonction sexuelle et la qualité de vie.
  4. Problèmes de fertilité. Le mucus cervical est important pour maintenir un pH équilibré dans le vagin, protéger le vagin contre les bactéries étrangères et aider les spermatozoïdes à atteindre l'utérus. Par conséquent, lorsque le vagin n'est pas suffisamment lubrifié, il augmente les chances d'attraper une maladie sexuellement transmissible et diminue les chances de conception.

 

Dans une étude sur la sexualité et la santé chez les personnes âgées,

L’atrophie vaginale a un impact négatif sur la sexualité des femmes.
Environ un tiers des femmes de plus de 56 ans
évitent les rapports sexuels en raison de problèmes sexuels.1

1. Lindau ST, Schumm LP, Laumann EO, Levinson W, O'Muircheartaigh CA, Waite LJ. A study of sexuality and health among older adults in the United States. New England Journal of Medicine. 2007;357(8):762–774.
* Une étude examinant la prévalence de l’activité sexuelle, des comportements et des problèmes sur un échantillon national probabiliste de 3005 adultes américains (1550 femmes et 1455 hommes) âgés de 57 à 85 ans et l’association de ces variables avec l’âge et l’état de santé.

 

Sondage CLOSER (données canadiennes): Effets de l'inconfort vaginal sur les relations intimes

Dans le sondage CLOSER, 27% des Canadiennes ont déclaré que l'atrophie vaginale leur faisait perdre confiance en elles-mêmes en tant que partenaire sexuel.2

2. Gingras L et al. CLOSER, CLarifying Vaginal Atrophy’s Impact On SEx and Relationships. SOGC 68th Annual Conference. June 2012. Poster 486.
† Dans une étude portant sur 4 100 femmes et 4 100 hommes représentant le Royaume-Uni, la Finlande, la Norvège, la Suède, le Danemark, l'Italie, la France, le Canada et les États-Unis, les évaluations comprenaient: (i) des discussions sur l'AV et ses symptômes; (ii) l'impact de l'AV sur l'intimité, les relations et l'estime de soi des femmes; (iii) parler de l'AV et de la dysfonction érectile; et (iv) l'impact de la thérapie aux œstrogènes sur l'intimité et les relations.

L'inconfort vaginal a provoqué chez la plupart des Canadiennes interrogées une absence d'intimité (58%), une perte de libido (64%) et une douleur associée au sexe (64%). La plupart des hommes canadiens interrogés croyaient également que l'inconfort vaginal causait à leur partenaire: éviter l'intimité (78%), subir une perte de libido (52%) et avoir des rapports sexuels douloureux (59%). Environ 30% des femmes et des hommes au Canada ont cité la gêne vaginale comme raison pour laquelle ils ont cessé d'avoir des relations sexuelles. Un autre 27% des femmes avaient perdu confiance en elles en tant que partenaire sexuel et ne se sentaient plus attirantes sexuellement.

Les études disponibles ont montré que seulement 25% des femmes symptomatiques demanderont de l'aide pour une atrophie vaginale et qu'une grande majorité de femmes (77%) sont mal à l'aise de discuter de ces symptômes «personnels» avec leur médecin. Le statut tabou entourant l'atrophie vaginale signifie que beaucoup de femmes ne parlent pas de leur état et ne reçoivent pas le traitement efficace qu'elles méritent.

3. Labrie F et al. Effect of intravaginal dehydroepiandrosterone (Prasterone) on libido and sexual dysfunction in postmenopausal women. Menopause 2009 Sep-Oct;16(5):923-31.